Avouons-le : le monde des mots-clés, vu de l’extérieur, ressemble un peu à un mélange entre un sudoku géant et un jeu de hasard.
Vous tapez deux ou trois idées dans Google, vous tombez sur des tableaux de chiffres, des courbes, des volumes de recherche… et vous vous dites :
« Très bien, mais concrètement, je mets quoi comme mots-clés sur mon site et dans mes campagnes ? »
Entre le jargon SEO, les suggestions automatiques et les conseils contradictoires, on comprend vite pourquoi beaucoup d’artisans et de petites entreprises finissent par “faire au feeling”.
Résultat : quelques pages remplies de mots jetés par-ci par-là, des campagnes Google Ads un peu au hasard… et des performances difficiles à lire. Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’être data analyst pour choisir des mots-clés pertinents.
Vous avez surtout besoin d’une méthode simple, réaliste, adaptée à votre activité. C’est ce que je vous propose dans cet article.
Les mots-clés, ce n’est pas de la magie : c’est le langage de vos clients
On a parfois l’impression que les mots-clés sont un truc mystérieux que seuls les référenceurs “officiels” comprennent. En réalité, un mot-clé, c’est juste la façon dont un client formule son besoin dans Google.
Un artisan chauffagiste ne vend pas “une offre globale d’optimisation énergétique intégrée”, il vend, pour son client :
“entretien chaudière gaz Saint-Étienne”,
“dépannage chauffage urgence”,
“installation pompe à chaleur Loire”.
Autrement dit : avant de vous jeter sur des outils, la première question à vous poser est :
Si j’étais mon client, qu’est-ce que je taperais dans Google pour me trouver ?
Pas la version “catalogue”, ni la version “dossier de subvention”. La version vraie vie. Quand on travaille le référencement chez Mahymedia, on commence souvent par écouter : vos appels, vos devis, vos e-mails. Les mots-clés sont déjà là, dans ce que vos clients vous disent naturellement.
Trop large, trop vague, trop technique : le triple piège des mots-clés
Les petites entreprises tombent souvent dans trois excès. Le premier, c’est le mot-clé trop large.
Par exemple, “plombier” tout seul. Oui, c’est votre métier. Mais vous êtes en concurrence avec toute la France, et l’intention de recherche est très floue. Un internaute qui tape “plombier” peut chercher un métier, un salaire, une formation, un dépannage… pas forcément vous.
À l’inverse, il y a le mot-clé trop vague, du style “solutions innovantes”, “accompagnement global”, “services personnalisés”. Ça sonne bien dans une plaquette, mais personne ne tape ça dans Google pour trouver un artisan à proximité.
Enfin, il y a le mot-clé trop technique, celui qui parle à vos fournisseurs mais pas à vos clients. Vous vendez peut-être des “pompes à chaleur air/eau basse température”, mais la personne de l’autre côté cherche juste “chauffage économique maison ancienne”.
L’enjeu, c’est de trouver l’équilibre : des mots assez concrets pour vos clients, assez précis pour éviter de vous battre avec le monde entier, mais assez proches de ce que vous faites réellement.
Une méthode simple pour ne pas se perdre
Avant d’ouvrir un seul outil, prenez un papier, un stylo, et bloquez-vous une demi-heure. Commencez par lister trois choses : ce que vous faites, pour qui, et où.
Pas besoin de tourner ça comme un slogan. Écrivez-le comme vous le diriez à quelqu’un que vous croisez à un apéro d’entrepreneurs. Vous êtes électricien dans la vallée du Gier ? Imaginez un client qui explique son problème à un ami :
“Je cherche un électricien pour refaire l’installation de ma maison à Saint-Chamond”, “J’ai un problème de disjoncteur qui saute tout le temps”, “Je veux installer des spots LED dans mon salon”.
Chaque phrase peut devenir une piste de mot-clé intéressante :
“électricien Saint-Chamond”, “disjoncteur qui saute électricien”, “installation spots LED Saint-Étienne”.
Ensuite, allez dans Google et commencez à taper ces expressions. Regardez :
ce que Google propose automatiquement dans la barre de recherche ;
les questions dans le bloc “Autres questions posées” ;
les expressions proches dans le bas de la page.
Vous n’êtes pas encore dans un logiciel compliqué, mais vous commencez déjà à voir comment les gens formulent les choses. C’est là que les mots-clés prennent forme : ils sortent de la vie réelle, pas du laboratoire.
Référencement naturel vs Google Ads : même terrain de jeu, règles un peu différentes
Pour un site web, on cherche des mots-clés qui vont s’installer dans la durée. Pour Google Ads, on cherche des expressions sur lesquelles on est prêt à payer, parce qu’elles amènent des prospects très qualifiés.
Les deux se nourrissent mutuellement. La différence, c’est surtout l’urgence. Pour le référencement naturel, vous avez intérêt à travailler des expressions de type “longue traîne” : des phrases un peu plus longues, plus précises, moins concurrentielles.
Par exemple, “création site internet artisan Saint-Étienne” plutôt que simplement “création site internet”.
Pour Google Ads, on va souvent garder ces expressions, mais on va aussi tester quelques mots plus courts, plus compétitifs, en les encadrant avec des ciblages, des exclusions, des annonces très claires.
Ce qui est rassurant, c’est que vous n’avez pas besoin de deux mondes de mots-clés distincts : une bonne base de travail peut servir à la fois pour vos pages de site et vos campagnes.
Faut-il absolument utiliser des outils de pros ?
Les outils comme SEMrush, Ahrefs, Ubersuggest et compagnie sont très utiles… mais ils peuvent vite devenir un océan de chiffres anxiogène si vous n’avez pas l’habitude. Pour une petite structure, on peut déjà faire un excellent travail en combinant :
votre connaissance du terrain (les questions que vos clients posent réellement) ;
les suggestions de Google ;
un ou deux outils simples pour voir les tendances de recherche et vérifier qu’un mot n’est pas complètement exotique.
Autrement dit, l’idée n’est pas de sortir un rapport de 40 pages avec 500 mots-clés, mais d’identifier une poignée d’expressions prioritaires à travailler : celles qui correspondent vraiment à votre offre, votre zone et vos clients. Ce que Mahymedia fait souvent, c’est traduire ces données en choses très concrètes :
quelles pages créer, quels sujets d’articles choisir, comment nommer vos prestations, comment rédiger vos annonces pour coller à ces termes.
Comment Mahymedia peut vous éviter de vous noyer dans les mots-clés
Beaucoup d’entrepreneurs arrivent avec deux sensations contradictoires : l’impression de ne “rien y connaître” en SEO, et celle d’avoir déjà lu beaucoup de choses sans savoir quoi garder. Le rôle de Mahymedia, ce n’est pas de vous réciter du jargon, c’est de vous aider à mettre vos mots-clés au service de votre activité, pas l’inverse.
Concrètement, cela passe par :
un échange où l’on décortique votre métier, vos clients, votre zone ;
une recherche de mots-clés orientée “TPE/PME” (on ne vise pas tout le pays si vous travaillez localement) ;
une structure de site alignée avec ces recherches : quelles pages, quelle logique, quels titres ;
et une cohérence entre votre référencement naturel et vos campagnes Google Ads.
L’idée n’est pas que vous deveniez spécialiste des expressions clés, mais que vous sachiez pourquoi on a choisi tel mot plutôt que tel autre, et ce que cela doit produire comme effet sur votre visibilité.
En résumé : moins de mots-clés, mais mieux choisis
On pourrait passer des heures à empiler des listes d’expressions dans un tableau. Mais au bout du compte, ce ne sont pas les mots-clés qui font tourner votre entreprise, ce sont les clients qui vous trouvent grâce à eux.
Le bon réflexe, ce n’est pas de demander “sur quels mots-clés je dois absolument être ?”, mais plutôt :
“Pour quels types de recherches je veux vraiment apparaître, et qu’est-ce que je veux que les gens fassent une fois qu’ils m’ont trouvé ?”
Si vous avez envie de clarifier tout ça sans passer vos soirées dans des fichiers Excel, Mahymedia peut vous accompagner : on écoute votre réalité de terrain, on traduit ça en stratégie de mots-clés pour votre site et vos campagnes, et on construit autour un dispositif simple, compréhensible et efficace.
Et vous, vous pouvez retourner à ce que vous faites le mieux : votre métier.
Le reste, on le fait ensemble


